La Kabbale en Afrique

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Textes Kabbalistiques: Connaissance des mondes spirituels

Le premier livre que nous allons abordé dans cette section est le livre « Connaissance des mondes spirituels »  du kabbaliste Rav Michael Laitman. Il est le fondateur de l’école de Kabbale Bnei Baruch en Israel. Il a etudie du kabbaliste Rav Baruch Shalom Alevi Ashlag fils du Baal Hasoulam célèbre pour son commentaire sur le Zohar. A l’heure actuelle, le ravi Laitman est le seul Kabbaliste connu de notre génération. Il compte 2 millions d’étudiants dans le monde.

Chapitre 1:

1 – PERCEVOIR LE CRÉATEUR

Les générations se succèdent sur terre, et à chacune d’elles, chacun de nous se pose des questions sur le sens de l’existence, particulièrement au cours des guerres, des souffrances collectives ou des séries de malheurs que nous subissons. Pourquoi notre existence, qui nous coûte si cher en joies insignifiantes, nous semble-t-elle un bonheur en l’absence de souffrances?

Il est écrit dans le Traité des Pères «Malgré toi tu fus créé, malgré toi tu es né, malgré toi tu vis et malgré toi tu mouras».

Chaque génération a son lot d’amertumes, et la dernière a eu le sien: parmi nous, certains ont connu la seconde guerre mondiale, les années d’après guerre. Notre génération connaît bien des inquiétudes et souffre, elle est désorganisée, elle se cherche.

La question du sens de l’existence est ressentie avec une acuité particulière. En vérité, il est plus difficile de vivre que de mourir, il n’est pas dit en vain dans le Traité des Pères «Ce n’est pas toi qui décides de vivre».

La nature nous a créés, et nous sommes obligés d’exister avec ces qualités qui sont en nous comme des êtres à demi sensés: sensés uniquement du fait que nous pouvons prendre conscience que nous agissons grâce aux attributs et aux qualités avec lesquels nous avons été créés, et aller à l’encontre de ceci est impossible.

Si nous tombons sous l’empire de notre nature sauvage, où nous conduira-t-elle, elle qui est irrationnelle et nous pousse l’un contre l’autre et pousse des peuples entiers l’un contre l’autre, comme des bêtes sauvages, dans une guerre haineuse au nom de la liberté des instincts? Mais quelque part dans notre inconscient, l’image que nous nous faisons de nous en tant qu’êtres doués de raison n’est pas en accord avec cet état de fait.

S’il existe une Force supérieure qui nous a créée, pourquoi ne la percevons-nous pas? Pourquoi se dissimule-t-elle à nous? Si nous savions ce qu’elle attend de nous, nous ne ferions pas d’erreurs dans la vie et nous ne recevrions pas de souffrances en retour.

Comme la vie serait plus simple si le Créateur ne se dissimulait pas à nous, s’Il était perceptible, visible à chacun de nous!

Nous n’aurions plus de doutes sur Son existence, nous pourrions voir et ressentir Son emprise sur nous-mêmes et sur le monde environnant, prendre conscience de la raison et du but de notre création, voir les conséquences de nos actes, Sa réaction à leur égard, dans un dialogue préalable avec Lui, faire la Lumière sur nos problèmes, demander de l’aide, rechercher protection et conseil, se plaindre et demander des explications sur Son comportement à notre égard.

Finalement nous pourrions Lui demander conseil pour l’avenir et, comment être en relation constante et en accord avec Lui, opérer des changements sur nous- mêmes pour Lui plaire et pour se sentir bien.

Comme les enfants dès leur naissance perçoivent leur mère (et le Créateur serait perçu de manière non moins proche car l’homme Le percevra comme étant la source de sa naissance, son parent, la raison de son existence et de ses états futurs), dès les «langes» nous pourrions être continuellement en relation avec le Créateur et apprendre à vivre dans la bonne voie, en voyant Sa réaction à nos actes et même à nos intentions.

Il n’y aurait plus besoin de gouvernements, d’écoles, d’éducateurs, tout se résumerait à l’existence simple et belle des peuples au nom d’un but évident de tous, le rapprochement spirituel avec le Créateur visible et perceptible.

Tous les hommes agiraient en référence aux lois spirituelles évidentes, aux lois de l’action des mondes spirituels, aux «commandements» que tous accompliraient naturellement car ils auraient conscience que dans le cas contraire ils se porteraient préjudice. Ainsi par exemple, l’homme ne se jette pas dans le feu ou bien dans le vide, sachant qu’inévitablement il se fera mal.

Si nous pouvions voir le Créateur et Sa toute-puissance sur nous, sur le monde, il ne nous serait pas difficile d’accomplir la tâche la plus difficile en pensant aux bienfaits qu’elle nous apporterait. Par exemple, nous pourrions donner sans arrière pensée tout ce que nous avons à des gens inconnus et éloignés, sans penser à nous ni dans le présent, ni dans le futur car nous verrions la toute- puissance de l’En-haut ainsi que les conséquences bénéfiques de nos actes altruistes et nous aurions conscience à quel point nous dépendons du Créateur.

Il serait si naturel (et cela est contre nature et impossible à notre époque où la toute-puissance du Créateur est cachée) de se donner de toute notre âme au Créateur, de soumettre spontanément à Son pouvoir nos pensées, nos désirs, et d’être tels qu’Il le souhaite, sans se préoccuper de notre personne une seule seconde, s’arracher complètement de nous-mêmes par la pensée, en quelque sorte cesser de se percevoir nous-mêmes, transférer nos sensations vers Lui, essayer d’entrer en Lui, vivre par Ses sensations, Ses pensées et Ses désirs.

D’après ce qui précède, il est clair qu’il ne nous manque qu’une chose dans ce monde, la faculté de ressentir le Créateur.

Ce ressenti devrait être le seul but de l’homme dans le monde, et cette raison mérite que l’homme réunisse tous ses efforts car ressentir le Créateur est son seul salut devant tous les malheurs et la mort spirituelle, pour tendre vers l’éternité spirituelle, sans retour dans ce monde.

La méthodologie qui permet de ressentir le Créateur est la «Kabbale». Ressentir le Créateur signifie avoir la foi. Le mot «foi» est généralement incompris car il est de coutume de considérer qu’avoir la foi signifie cheminer dans les ténèbres sans voir ni ressentir le Créateur.

Autrement dit, on comprend ce terme dans un sens diamétralement opposé. Selon la Kabbale, la Lumière du Créateur qui emplit l’homme, la Lumière de la relation avec le Créateur, la sensation de l’union (Ohr Hassadim) correspond à la «Lumière de la Foi» ou, tout simplement, à la foi.

La foi, la Lumière du Créateur, confère à l’homme la sensation d’être en relation avec l’éternité, de comprendre le Créateur, un sentiment de communication claire et complète avec le Créateur, une impression de sécurité absolue, d’éternité, de grandeur et de force. Il est clair, par conséquent, que ce n’est qu’en ayant la foi, autrement dit, en ressentant le Créateur, que nous trouverons notre salut devant les souffrances et la poursuite éreintante des plaisirs éphémères de notre existence temporaire.

Dans tous les cas, la raison de nos malheurs, de notre sentiment d’inutilité, du caractère temporaire de notre existence ne provient que de notre incapacité à ressentir le Créateur. La Kabbale nous invite «Venez contempler la Beauté du Créateur» (littéralement «Goûtez et vous verrez comme le Créateur est bon»).

Le but du présent ouvrage est d’aider le lecteur à surmonter quelques étapes préliminaires dans sa recherche du Créateur.

 

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